Face à l'augmentation des besoins, la Banque Alimentaire du Gers crée un fond de dotations pour associer les chefs d'entreprise à sa mission.
La Banque Alimentaire du Gers a besoin de moyens logistiques pour collecter et stocker les denrées etles distribuer dans le respect de la sécurité alimentaire.
Conscients de ces nécessités, 6 chefs d'entreprises ont pris l'initiative de créer FondGersAlim afin de soutenir la Banque Alimentaire du Gers dans ses investissements. Ils sont les premiers maillons d'une chaîne de solidarité. En s'engageant ils deviennent des acteurs sociaux au delà de leurs activités économiques habituelles.
Après des difficultés liées à la suppression des aides européennes et la mise en place du CNES, l'épicerie sociale d'Albi attaque 2 016 avec du matériel neuf et un atelier-lecture pour les enfants.
«2 015 a été une année faste» s'enthousiasme Christian Brunet, président de l'épicerie sociale de l'Albigeois. «Les banques ont été particulièrement généreuses et grâce à elles, on est bien équipés.» Nouveau matériel informatique, caisse enregistreuse, vitrines réfrigérées, l'épicerie sociale installée 6 rue Papin, à la limite de Saint-Juéry, peut à présent accueillir ses 2 800 bénéficiaires, enfants et adultes, dans les meilleures conditions.
Pour la troisième fois, GRDF et la banque alimentaire Aveyron/Lozère ont décidé de reconduire leur partenariat pour 2016-2018, mardi, dans les locaux de la banque alimentaire à Bel Air Rodez. Depuis 2009, GRDF, dont le directeur territorial est Hubert Blond, est engagé aux côtés du réseau de la banque alimentaire locale menée par le président Claude Plenecassagne. GRDF souhaite ainsi réaffirmer son engagement d'entreprise socialement responsable et acteur de l'insertion auprès des populations vulnérables.
C'était déjà dans la philosophie de la petite entreprise Paul Bourdoncle. Depuis jeudi dernier, le boss a souhaité que son entreprise devienne une coopérative participative (Scop). Ils sont désormais 7 associés. Dans la petite entreprise de bâtiment et travaux d'accès difficile, on mange ensemble tous les midis au réfectoire. Émilie, Mélanie et Paul, l'ex-patron de l'entreprise, sont aux fourneaux tous les jours. Juste pour dire que l'esprit solidaire était déjà bien ancré avant que l'entreprise ne passe de son statut de SARL à celui de coopérative participative (Scop) à la mi-décembre. Sur les douze employés, sept ont choisi le statut de «scopistes» dont l'ex-boss, Paul Bourdoncle, et sa fille aînée Émilie qui a porté le lourd dossier de la conversion avec l'aide active de l'union régionale des Scop représentée par Cyrille Rocher. Un interlocuteur incontournable qu'on retrouve dans les dossiers récents de la nouvelle fonderie Gillet industries et des transports Cazes.
Moment exceptionnel et un tantinet dramatique hier matin : l'un des anciens fleurons de l'industrie textile tarnais disparaissait au fil d'une vente aux enchères.
Beaucoup de monde hier matin quasiment à l'heure d'entrée en usine. Une petite centaine. Sauf que dans le cas d'espèce, il s'agissait de dépecer une usine ! L'entreprise Octobre France (à l'origine La Tarnaise), avenue de Lautrec, a été vendue aux enchères en lots. 191 lots pour être précis : compresseurs ; machines à découper le fil ; machines piqueuses ; pose-boutons ; découpeuse numérique ; machines à plier ; machines double aiguille... L'un des fleurons de l'industrie castraise durant des décennies va donc fermer définitivement les portes de son histoire. Comme un dernier clin d'œil malin, la liquidation judiciaire a été prononcée... en octobre dernier ! Un couperet qui semble même avoir pris de court le personnel. Dans les bâtiments le temps en effet semble s'être figé net. Certains objets paraissent attendre tranquillement qu'on les ranime : un téléphone par son voyant encore éclairé signale en vain qu'il reste disponible ; un balai protège la poussière dans ses poils et espère sa pelle ; un fer à repasser couvre de tendresse sa toile oubliée ; un stylo bave de désespoir...
Quand l'économie du partage aveugle les anticapitalistes, selon Jean Peyrelevade
"Le développement rapide de l'économie collaborative est incontestablement réjouissant. Son extrapolation idéologique beaucoup moins. Qui peut croire au mythe de la gratuité, censé se substituer à la sphère marchande ? "
Publié sur "Le journal D'iCi" dimanche 17 Janvier 2016
Un collectif vient de mettre en place un observatoire des libertés dans le Tarn qui fonctionnera "durant la période d'état d'urgence et au-delà si nécessaire", selon les membres du collectif qui comprend des représentants des syndicats: Confédération Générale du Travail (CGT), Force Ouvrière, SUD-Santé, Solidaires 81. Mais aussi des associations: Association Jaurès Espace Tarn, Libre pensée, Ligue des Droits de l'Homme, Collectif Testet, Planning Familial 81, Association pour la Taxation des Transactions financières et pour l'Action Citoyenne (ATTAC), le Mouvement contre le Racisme et pour l'Amitié entre les Peuples (MRAP), le Réseau Education Sans Frontières (RESF) et le Comité Local d'Initiative Citoyenne (CLIC).
LE PLUS. Quand on dit "colocation", on pense souvent à des soirées joyeuses entre étudiants, qui habitent ensemble parce qu'ils galèrent financièrement. Celina a bien connu cette vie-là, jusqu'à ce qu'elle décide d'essayer autre chose, à l'âge de 22 ans, alors qu'elle montait à Paris : partager le logement d'un sénior. Une expérience atypique et réjouissante. Témoignage.
Pendant 6 mois, j’ai vécu avec un colocataire un peu particulier. Il s’appelait Robert, et il avait 96 ans. Il y 5 ans, j’ai dû venir habiter à Paris à l’occasion d’un stage. J’étais étudiante et boursière, donc je n’avais pas du tout les moyens de louer un appartement vu le montant des loyers de la capitale.
Cela fait plusieurs dizaines d’années qu’il répète la même antienne. Mais ce n’est que depuis peu que Pierre Rabhi suscite enfin l’intérêt. Conférences dans la France entière, ouvrages devenant des best-sellers, interviews à la pelle… Né dans une oasis au sud de l’Algérie avant de s’installer en France, le paysan et philosophe de 77 ans inspire au-delà du cercle des initiés et attire autour de lui de nombreuses personnalités, notamment du monde de l’entreprise. Pionnier de l’agroécologie, il défend le principe d’une vie sobre et frugale, plus respectueuse de l’homme et de la terre. Rencontre.