L'action de l'Œuvre Émilie de Vialar en matière de solidarité se mesure en chiffres. En 2015, elle a distribué 15 300€ d'aides financières, une somme qui a presque doublé par rapport à 2014. «Nous intervenons sur indication des assistantes sociales, ces aides portent sur des loyers, des factures d'électricité, d'eau, de cantine», explique Jack Nicodème, le président.
Les colis alimentaires ont bénéficié à 260 foyers (soit 594 personnes). «Comme certains viennent plusieurs fois dans l'année, cela représente 1 272 colis pour 2 774 bénéficiaires». Ces colis comprennent des viandes, conserves, farine, beurre. Une quinzaine de produits auxquels s'ajoutent du pain et des gâteaux grâce aux dons de La Mie Câline qui fait cadeau de ses invendus, deux fois par semaine, lors des distributions du mardi et du vendredi après-midi, à l'Hôtel de Paulo. L'Œuvre Émilie de Vialar donne aussi des meubles, de la vaisselle, des vêtements aux nécessiteux.
A petits prix
Plus exactement, elle les cède à tout petit prix — 1€ pour 3 vêtements d'adultes, ou 4 vêtements d'enfants — ce qui préserve la notion d'achat et contourne l'assistanat. L'Œuvre reçoit en moyenne 35 personnes par semaine. Avec chacune, l'un des 20 bénévoles fait le point de la situation, des urgences, des rendez-vous à tenir (par exemple «vous n'avez pas oublié d'aller à Pôle Emploi ?»). Le lien avec les assistantes sociales et le CCAS est constant. L'association, totalement autonome, y gagne en liberté de manœuvre, mais — inconvénient — ne reçoit pas d'aide d'un étage supérieur. «Entre les aides, les frais de chauffage, électricité, téléphone, nos dépenses atteignent 20 000€. La subvention municipale et les dons des adjoints sur leurs indemnités nous permettent de couvrir à peu près». Les meubles et Vestiboutique assurent à eux seuls 15 000€ de recettes. Les bénévoles sont aussi là pour remonter le moral des personnes en souffrance : les permanences sont ouvertes du mardi au samedi à l'Hôtel de Paulo (distribution et vêtements) et Petite Rue Saint-Michel (meubles les mercredis et samedi). L'association a besoin de bénévoles «Même un ou deux après-midi par mois, ce serait très bien».
